Je suis restée à Campeche deux jours de plus que prévu, ayant envie de me reposer un peu. La ville est mignonne mais sans grand intérêt. Samedi matin donc, j’arrivai à la gare routière pour prendre le bus de 11h pour Palenque. Pas de bol, il était complet (j’avais eu la flemme d’aller acheter mon ticket la veille. La flemme, c’est le maaaaal). Deux options s’offraient à moi : prendre le bus de 21h45 qui me faisait arriver à 2h du mat et m’obligeait ainsi à payer une chambre pour dormir 4h. Ou prendre le bus de 00h30 qui me faisait arriver à 6h30. Etant assurée dans les deux cas de mal dormir, je me suis donc décidée pour l’économie et ai choisi le bus de nuit. J’arriverai donc à Palenque à 6h30, visiterai les ruines, puis reprendrai le bus de 17h30 pour 15h de trajet (enchaîner deux nuits dans un bus n’était pas ma plus brillante idée, mais bon, ça se fait).

Il me restait donc 14h30 à tuer dans une petite ville que j’avais déjà visitée. Je décidai de me rendre à Edzna, petit site à une cinquantaine de km. Je réussis à négocier le prix du taxi, obtenant pour l’aller-retour quasiment le même prix que ce qui m’était demandé à la base pour l’aller seulement (je m’améliore, youhou !).

Edzna est un très joli site, très peu touristique (j’y suis arrivée tard, et il n’y avait que 4 autres personnes…). Une vidéo est disponible sur la page FB.

IMG_2847

IMG_2871

IMG_2857

Sur le chemin du retour, mon chauffeur m’a aimablement offert du « sex on the beach », proposition que j’ai poliment déclinée. Je crains d’avoir cassé un mythe, il semblerait que les français soient réputés pour boire de la bière et faire l’amour…

De retour à Campeche, il me restait 12h à tuer. J’ai commencé par chercher la poste, ai renoncé, me suis posée pour manger une mauvaise salade, suis repartie en quête de la poste, l’ai trouvée, me suis rendue compte qu’elle était fermée le samedi après midi, ai fini par m’asseoir sur les marches, ai hésité à aller au musée, me suis dit que j’avais la flemme, ai regardé ma montre, suis allée au musée. Le musée en lui même était assez intéressant, regroupant pas mal de poteries mayas. Sur le chemin du retour, j’ai fait une expérience intéressante. Ayant, comme mentionné plus haut, mangé une mauvaise salade le midi, j’avais un peu faim. J’ai donc décidé d’acheter un snickers. Il y a une chose importante à savoir lorsque vous achetez une barre chocolatée en juillet dans le Yucatan : soit vous la mangez à l’intérieur du magasin, soit vous l’engloutissez en 30 secondes en sortant. 45 secondes et c’est trop tard, il ne vous reste qu’un emballage empli de chocolat fondu dans la main (j’avais déjà fait le test à Merida. J’avais acheté un kit kat que je n’avais pas mangé tout de suite car un type s’était mis à me parler. Au bout de 10 minutes, c’était de la bouillie. Le chocolat ne s’est jamais reconstitué. Life sucks.).

Il me restait 7h. Je décidai de lire intégralement la partie culturelle du Routard puis commandai un sandwich plutôt pas mal. 2h plus tard, je me dirigeai vers la station de bus. A la moitié de Pot Bouille (j’avais oublié à quel point Zola, c’est bien!), le bus est enfin arrivé.

Ravie, je sortis la petite couverture et le repose nuque que j’avais achetés quelques mois plus tôt spécialement pour ce genre d’occasion et me rendis compte que je me trouvais assise à côté du seul type du bus ayant envie de faire connaissance à 1h du matin alors que je fermais obstinément les yeux. La nuit fut horrible : terriblement froid, terriblement mal installée, et la joyeuse perspective de recommencer dans quelques heures.

J’arrivai donc à Palenque de bonne heure (et de moyennement bonne humeur). Je ne conseille pas de visiter les sites mayas le dimanche. En effet, ils sont gratuits pour les mexicains, qui eux, à l’inverse des touristes, se lèvent tôt. Le site de Palenque est plutôt joli, et dans la brume, il avait un côté assez irréel :

IMG_2885

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

Le site se termine par un musée intéressant.

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

Puis de nouveau, longue attente pour le bus de 17h30, qui est finalement arrivé Oaxaca à 10h00 au lieu de 8h30 à cause de deux contrôles, l’un de police, l’autre de l’armée, et d’une route fermée pour une obscure raison. Je ne sais pas exactement pourquoi, mais plusieurs personnes au sein du bus ont dû donner une grosse somme d’argent aux policiers lors du premier contrôle… Nuit un peu moins mauvaise que la précédente, j’avais prévu en mettant cette fois un pull et un pantalon, mais l’arrivée à Oaxaca fut laborieuse.

La ville est plutôt jolie au niveau du centre ville :

IMG_2902

IMG_2905

De retour à l’auberge de jeunesse, j’hésitais entre faire une sieste, rédiger mon article ou aller visiter le site de Monte Alban lorsque je sympathisai avec Jeanne, qui a redoré l’image que j’avais de la Belgique et qui était motivée pour Monte Alban.
Il s’agit cette fois d’un site non pas maya mais zapotèque, qui domine la vallée :

IMG_2913

IMG_2919

IMG_2925

Demain, à nouveau 4h30 de bus pour rejoindre Puebla, dernière étape avant Mexico city !