Dès mon arrivé à Santiago lundi soir, je me sens bien dans cette ville. Moins peuplée que Mexico, plus jolie que Lima, Santiago, sans rien d’exceptionnel, parvient à être une capitale agréable à taille humaine.

Ayant décidé de tenter l’aventure du Couchsurfing (pour ceux qui ne connaissent pas, il s’agit d’aller dormir chez des gens qui vous prêtent gracieusement leur canapé), expérience qui me paraissait inconcevable il y a 3 mois, j’attends mon hôte, Eric, un américain ayant migré au Chili il y a 4 ans, dans un agréable café qui va devenir mon QG cette semaine (même s’ils passent Zaz, ce qui est quand même une grossière faute de goût. A leur décharge, ils ne comprennent pas les paroles. Et c’est toujours mieux que Christophe Maé…).

Je suis ainsi hébergée pour 5 jours chez Eric, son exubérant coloc chilien Andres et leur poisson rouge Roméo (don’t ask…). Et c’est plutôt agréable d’avoir les conseils de gens qui habitent sur place ! Je pense que je retenterai l’aventure.

Mon premier jour à Santiago se passe majoritairement à chercher le Lonely Planet sur la Nouvelle Zélande en anglais. Je croyais naïvement que dans la majorité des grandes villes du monde, on trouvait un magasin de type Fnac ou feu Virgin (Virgin forever!). Cela a même été pendant longtemps mon critère pour déterminer si une ville était digne ou non d’être fréquentée. Quelle ne fut pas ma stupéfaction en me rendant compte de la triste réalité ! Il y a pas mal de petites librairies à Santiago, mais aucune vraiment très grande, et j’ai dû en faire une douzaine avant qu’un libraire me donne l’adresse d’un de ses confrères très loin dans le quartier de Providencia. J’ai ainsi mis la main sur une édition de 2010 payée beaucoup trop cher. J’en ai du coup profité pour me balader dans le quartier, où l’on voit notamment les plus grands buildings de la ville :

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La grande tour en arrière plan abrite un très grand centre commercial sur 5 étages (taxez moi de fille futile, mais faire du shopping me manque beaucoup ! Porter de jolis vêtements aussi…), ainsi qu’un cinéma. J’ai ainsi été voir le (très ?) mauvais film Black Storm, qui a pour seul intérêt le soooo sexy Richard Armitage, et Lori de Walking Dead pour ces messieurs.

Le lendemain, je décide de visiter la maison de Neruda. Elle est loin d’être aussi belle que celle de Valparaiso, mais elle mérite néanmoins le détour :

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Puis je me dirige vers le Cerro San Cristobal, afin d’avoir une vue d’ensemble de la ville. On peut y aller à pied (ce que j’ai fait, ça monte sec) ou en funiculaire. Le cerro est surmonté d’une statue blanche de la Vierge :

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et d’une mignonette église :

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La ville est quant à elle noyée dans la pollution :-/ :

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Quant au mec qui a décidé de mettre une antenne géante au beau milieu de tout ça, il mériterait d’être pendu. Je veux bien comprendre que c’est important de mettre une antenne en hauteur, mais pitié, un peu d’esthétisme !

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J’ai fini aujourd’hui ma visite de Santiago par le centre historique, où on trouve de beaux bâtiments malgré beaucoup de travaux :

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Il est assez facile de se déplacer à pied dans Santiago. Il y a peu de lignes de métro, et il est du coup assez vite bondé, et les tickets sont différents selon les heures (pratique…).

Chili, le bilan :

Le Chili est indubitablement le pays que j’ai préféré jusqu’à présent. Les paysages sont somptueux, les conditions de vie supérieures au Pérou et au Mexique. En contrepartie, c’est assez cher.

Les chiliens sont assurément des gens de goût :

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malgré leur espagnol très difficile à comprendre. Je suis définitivement partante pour revenir explorer le sud du pays !
J’ai également pris plus mon temps au Chili et me suis limitée à une seule compagnie de bus, TurBus, que je trouve très bien et qui propose plusieurs niveaux de confort (et qui donne du pepsi max, muy bien !).

Le Chili est un pays fascinant à bien des égards : suffisamment progressiste pour élire une femme présidente, on voit néanmoins des manifestations pour les droits de l’homme dans les rues de Santiago, et beaucoup de chiliens se plaignent du système éducatif. En effet, très peu sont ceux qui parlent anglais, même dans la capitale.

Je pars demain matin pour l’île de Pâques, où je vais passer trois jours, avant de m’envoler pour la Nouvelle Zélande. A quelques jours de me retrouver dans ce pays que j’attends de voir depuis longtemps, je me retrouve soudain aussi intimidée qu’une jeune pucelle la veille de sa nuit de noces (désolée, je lis Zola depuis 2 mois, ça laisse des marques…) !