Arrivée hier soir à Yangon, je suis déjà amoureuse de la Birmanie et de ses habitants, extrêmement gentils. Il se dégage de Yangon une atmosphère agréable. Je ne vous montre pas de photos, le wifi est trop capricieux pour permettre de les uploader, il vous faudra patienter un peu.

Je vais également disparaître pendant 10 jours à compter du 22 janvier. En effet, à mon arrivée hier dans mon auberge, je rencontre Ewa, une polonaise de 36 ans qui voyage de centre de méditation en centre de méditation depuis 7 mois, et qui vient justement de passer 10 jours dans le centre de Yangon. Forcément, ça m’intéresse. D’après Ewa, c’est le destin qui nous a fait discuter. Peut-être. Après tout, quelles étaient les chances que la première personne avec laquelle je parle ait justement toutes les infos pour une retraite méditative que je souhaitais déjà faire en Thailande ?

Le wifi étant de toutes façons trop aléatoire pour me permettre de bosser, ma décision est vite prise. Je préviens mes différents employeurs et pars m’inscrire ce matin.

Voici mon programme :

4.00 Réveil
4.30-6.30 Méditation
6.30-8.00 Petit déjeuner
8.00-9.00 Méditation en groupe
9.00-11.00 Méditation
11.00-12.00 Déjeuner
12.00-13.00 Repos et discussions avec le professeur
13.00-14.30 Méditation
14.30-15.30 Méditation en groupe
15.30-17.00 Méditation
17.00-18.00 Thé
18.00-19.00 Méditation en groupe
19.00-20.15 Cours
20.15-21.00 Méditation en groupe
21.00-21.30 Questions
21.30 Repos

Je pense que ces 10 jours vont être les pires de ma vie. Sachant que j’ai tendance à faire toujours 3 choses à la fois, passer la journée à méditer va être un exercice difficile. Mon second problème est que je mange en petite quantité 4 ou 5 fois par jour. Deux repas et rien entre midi et le lendemain matin, ça va être violent.

Les règles y sont également strictes. On ne paye rien, il faut donc accepter de se plier au jeu : pas de distractions (pas d’ordi, pas de téléphone, pas de livre, rien pour écrire…), aucun contact avec l’extérieur, parler le moins possible.

Cela va sans doute être l’expérience la plus difficile de ce voyage. Mais je pense également que ce sera la plus enrichissante. En tout cas, je l’espère ! J’ai un doute sur ma capacité à supporter tout ça pendant 10 jours, mais je veux essayer. Du coup, ça réduit considérablement mon temps de voyage en lui-même, puisqu’il ne me restera que quelques jours pour aller à Bagan avant de rentrer en France. Mais ce tour du monde est avant tout une quête, plus qu’un voyage, et je pense que c’est la meilleure conclusion que je puisse lui trouver.