Après mes pérégrinations à Athènes, je pars rejoindre un ami à Hydra, une petite île à 2 heures de bateau de la capitale.
A Hydra, on ne trouve pas de voitures, ni de deux-roues. Par contre, on trouve des chats. Partout. Partout ! Qui me connait un tant soit peu connait mon amour pour ces petites boules de poils. Vous imaginez donc mon bonheur sur cette île. Au restaurant, je me retrouve rapidement à nourrir une dizaine de bouches affamées (probablement au grand dam des serveurs).

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Une chose est sûre, ils aiment ces mini poissons !

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On ne fait pas trois mètres sans croiser ces adorables bestioles (les chats, pas les petits poissons) :

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Les chatons sont tout particulièrement avides d’affection. J’ai notamment sympathisé avec ceux là :

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Mais Hydra, c’est également ses ânes (et ses mules, et ses chevaux…). En effet, il faut bien trouver un moyen de se déplacer sans voiture.

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J’ai également pu expérimenter la balade à dos d’âne, sur le côté, comme les gens d’Hydra montent. C’est lent (je pense que mon âne le faisait exprès), mais ce n’est pas désagréable !

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La marche reste néanmoins le meilleur moyen de visiter l’île :

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Et de découvrir ainsi que les graffitis ici se font sur des figuiers de barbarie !

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Mon passage à Hydra a été également l’occasion de découvrir le monde des olives. Je n’avais jamais fait trop attention au goût de l’huile d’olive jusqu’à présent. Je me contentais en général de la mélanger avec du vinaigre. Quelle erreur ! Maintenant que j’ai découvert quel parfum la vraie huile d’olive peut avoir, un nouvel univers gustatif s’ouvre à moi.
Mais revenons aux olives, et au processus qui amène à la création de la fameuse huile.

Tout d’abord, il convient d’étendre de grands filets sous les oliviers :

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Puis d’y faire tomber les olives, à l’aide d’un gros rateau (je me suis pour ma part contenter d’utiliser un petit rateau pour les branches du bas) :

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Puis on ramasse les olives et on les met dans une caisse qui a une grille en dessous, afin de séparer les olives des feuilles et des branches. Puis, ça va dans de gros sacs de 50kg. Autant vous dire que j’ai déplacé le mien de 5 cm environ.

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Les sacs sont ensuite emmenés au bateau qui les apporte à une usine, sur la côte du Péloponnèse.

Là, les olives sont lavées :

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Le noyau et la chair de l’olive sont séparés. L’olive devient une purée, qui peu à peu se transforme en huile. Et le tour est joué !

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Plutôt cool, non ? Je pense que vous l’aurez compris, j’ai vraiment beaucoup aimé mon séjour à Hydra. 340 jours de soleil, des chats partout, des sentiers pour se balader, de la bonne nourriture, et des gens chaleureux, bref, que demander de plus ?

Avant de nous quitter jusqu’à mes prochaines aventures (le Japon en mars, et qui sait ce qui peut se passer avant !), je tenais à dédicacer cet articles à mes petites Adidas. Ceux d’entre vous qui ont suivi mes péripéties depuis le début savent que ces chaussures, achetées parce qu’elles étaient roses et en solde, m’ont accompagnée pendant presque 10 mois par tous les temps et sur tous les terrains, me faisant tomber un nombre incalculable de fois. Elles n’ont pas survécu à la Grèce. Un trou dans la semelle, j’ai essayé de le réparer avec du gros scotch, mais il était trop tard. Je les avais déjà recousues à Bangkok, là, c’était au-delà du réparable… Elles ont vécu une bonne vie. Elles et moi avons eu nos hauts et nos bas, mais elles ont toujours été là. Quelques secondes de silence, s’il vous plait :

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