Nous y voilà, ma dernière journée au Japon touche à sa fin. J’ai à la fois l’impression d’avoir fait un milliard de choses, et d’être arrivée il y a quelques jours seulement.

Aujourd’hui, j’ai rdv chez un tatoueur à 12h. J’arrive dans le quartier de Shibuya à 11h. Bien m’en a pris, car il m’a fallu 40 minutes pour trouver l’endroit. J’avais pourtant pris mes précautions hier soir, en vérifiant sur Google Maps, en prenant le plan en photo. Et bien cela n’a pas suffi. Dire que je hais le système d’adresses japonais serait bien en deçà de la vérité. Finalement, en demandant mon chemin et en repassant pour la 3è fois devant un immeuble peu ragoûtant, je vois au 1er étage une affichette qui indique le salon de tatouage. Il faut regarder partout ! Je grimpe 6 étages et me retrouve dans un petit appartement. Je commence à avoir quelques doutes. Il n’y a qu’un tatoueur, personne d’autre, aucun travail exposé… Mais bon, le « salon » était référencé comme un des dix meilleurs de Tokyo. Et le tatoueur parle un peu anglais ! Je lui montre donc ce que je veux, et l’attente commence. Je pense que le type est vraiment un artiste, mais du coup, ça prend du temps. Une heure trente pour finaliser le dessin. Puis une heure trente pour le réaliser. J’avais beau avoir Murakami avec moi, c’était long ! Et douloureux, soyons honnêtes. Pas partout, mais les passages sur les veines me donnaient l’impression qu’un scalpel particulièrement bien affûté me déchirait les chairs. Pas franchement plaisant. Je tiens d’ailleurs ici à témoigner de ma profonde admiration pour les gens qui se font tatouer tout le corps. Faut vraiment en vouloir !
Le résultat dépasse mes espérances : fin, délicat, avec de jolis dégradés, je suis ravie. J’avais un peu d’appréhension, car même si c’est mon 3è tatouage, c’est mon 1er en couleur, et franchement, je trouve le résultat top !

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Je sors à 15h15 et me précipite dans le métro, car je dois être à 16h au studio Ghibli. Il faut en effet réserver, et mon billet indique 16h. J’avale rapidement un sandwich sur la route et arrive à 16h10. Je suis un peu mitigée sur ce studio. Evidemment, il est super cool, il y a des centaines et des centaines de dessins, la déco est top. On n’a pas le droit de prendre de photos, donc vous n’aurez que ces deux prises à l’extérieur :

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Mais ce qui m’a déçue, c’est la boutique souvenirs. Je m’attendais à ne pas savoir où donner de la tête, et au final, j’ai eu du mal à trouver quelques babioles qui me plaisaient un peu. J’aurais aimé un t-shirt ou un sac en tissu Totoro, mais non. Tristesse… Mais c’est certainement mieux pour mon compte en banque !

Maintenant, le bilan !

Il va sans dire que j’ai beaucoup aimé ce voyage. Fatigant, parfois compliqué, mais je repars satisfaite.

J’ai particulièrement apprécié les trains chauffés (SNCF, si tu m’entends, ce message tout en subtilité s’adresse à toi : Arrête avec ta p…. de clim et mets le chauffage dans tes trains !). D’ailleurs, il n’y a pas vraiment de clim ici, j’ai l’impression. Même dans les magasins ou les centres commerciaux, il ne fait pas froid. Je n’ose pas imaginer ce qu’il advient des japonais qui partent en vacances aux Etats Unis. Un choc thermique aussi puissant doit les achever (nos amis américains étant particulièrement friands de la clim à 17°C…).
La politesse des gens et leur sens du service me manqueront également. C’est vraiment très appréciable. Les cerisiers en fleur et leurs différentes couleurs ont fait mon bonheur, ils changent vraiment l’atmosphère d’un lieu, et semblent rendre les gens plus heureux.
Je suis contente d’avoir découvert Murakami ici, je me suis sentie complètement imprégnée par les romans.
J’ai enfin trouvé des vêtements qui me vont chez Uniqlo, après en avoir essayé beaucoup trop. Comme quoi, un peu de persévérance…
Je suis également très contente des coiffeurs japonais ! J’ai tenté une coloration rose, mais sur mes cheveux rouges, ça n’a bien sûr rien donné. Another time!

Quelques trucs toutefois ne me manqueront pas :
Les adresses, comme vous pouvez l’imaginer. Je rêve de rues qui ont des noms et des numéros qui se suivent !
Le wifi, très difficile à trouver. Merci Starbucks d’exister !
La nourriture, enfin. Il y a très peu de fruits et légumes au Japon, et ils coûtent un bras (ce qui explique pourquoi les gens s’offrent des fruits !). Or, sans être végan ni même végétarienne, mon alimentation habituelle consiste, depuis que j’ai le temps d’aller au marché, à 75% en fruits et légumes (les 25% restant sont plus ou moins équitablement partagés entre fromage et chocolat). Vous pouvez donc imaginer ma souffrance. J’en ai été réduite à manger des bananes, qui sont aux fruits ce que le lait concentré est au lait écrémé… Alors certes, il y a des salades dans les combinis, mais c’est quand même pas top top. J’ai également goûté un camembert. Il était marqué dessus « fabrication française ». Je pense que le gouvernement français est en droit de poursuivre le Japon pour cette horrible diffamation.
Le chocolat n’est pas non plus super. J’en suis réduite à manger des Kit Kat.
Le futon de mon auberge, qui fait deux centimètres d’épaisseur. C’est certainement très bien pour les gens qui dorment sur le dos, mais je dors malheureusement sur le côté, et je ne suis que souffrances…

Demain après midi, je m’envole pour Shanghai, et après une bien trop longue escale, pour Paris. La suite du programme dans les grandes lignes : quelques déplacements en France (même si je ne sais plus vraiment où), un road trip de deux semaines en Irlande en août avec mon copain (je continuerai bien sûr à poster des articles de ces voyages), et en septembre, ma formation en journalisme multimédia commencera pour 9 mois. Quant à ce qui se passera après ça, c’est un mystère ! Stay tuned !